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Allocution
prononcée par le président de la
FCSQ, M. André Caron,
le 11 mai 2006
Ouverture du Colloque sur l'adaptation scolaire
Monsieur le Premier ministre,
Monsieur le Ministre,
Invité(e)s spéciaux,
Cher(e)s collègues,
Mesdames et Messieurs,
Je vous souhaite la bienvenue à ce colloque
organisé par la Fédération
des commissions scolaires du Québec en
partenariat avec le ministère de l’Éducation,
du Loisir et du Sport. Avant de vous faire part
des objectifs, des enjeux et du déroulement
de cet événement, je voudrais vous
présenter nos invités d’honneur.
Pour éviter des entorses au protocole,
je vais faire appel à l’alphabet du Petit
Robert ou du Larousse comme référence...
Je voudrais aussi remercier nos partenaires financiers
qui supportent la Fédération dans
l’organisation de ce colloque.
Mesdames, messieurs, votre présence en
si grand nombre, près de 1 000 personnes,
de même que la diversité des fonctions
que vous occupez, témoignent de l’importance
que nous accordons aux services aux élèves
handicapés ou en difficulté d’adaptation
ou d’apprentissage.
Quelques mots sur les objectifs du colloque
Cet événement se veut un moment
privilégié pour permettre une réflexion
sur les conditions propres à assurer à
tous les jeunes des chances égales de réussite
et sur les enjeux de l’adaptation scolaire pour
les années futures. Il se veut également
une occasion pour prendre connaissance de projets
novateurs et de mesures prometteuses mis en place
dans le réseau scolaire. Une occasion également
de proposer des éléments de solution
à des problèmes complexes que rencontrent
quotidiennement les commissions scolaires et les
écoles dans l’organisation des services
aux élèves handicapés ou
en difficulté d’adaptation ou d’apprentissage.
Le slogan positif du colloque reflète bien
l’espoir que nous entretenons pour les jeunes
du Québec : Réussir à
travers nos différences.
Quelques mots sur le programme
Dans quelques instants, nous aurons l’immense
plaisir d’accueillir le Premier ministre du Québec
et responsable des dossiers jeunesse, M. Jean
Charest. Nous aurons aussi, au préalable,
l’honneur d’entendre le ministre de l’Éducation,
du Loisir et du Sport, M. Jean-Marc Fournier.
Ses deux allocutions
seront suivies par la conférence d’ouverture
de Madame Diane Pacom, conférencière
réputée, qui nous présentera
un portrait assez révélateur des
jeunes d’aujourd’hui et des défis qui nous
attendent dans nos rapports avec eux.
Suivra la remise des Prix
d’excellence de la Fédération,
qui exceptionnellement cette année, sont
consacrés exclusivement aux projets qui
visent à aider et à faire réussir
nos élèves handicapés ou
en difficulté d’adaptation ou d’apprentissage.
D’ailleurs, demain, durant toute la journée,
vous pourrez assister à une présentation
audiovisuelle, une projection en continu, de tous
les projets soumis à la Fédération.
Présentation qui se déroulera dans
la salle 2101.
De plus, un document
résumant ces projets, soit
plus d’une cinquantaine qui nous ont été
soumis dans le cadre du Prix d’excellence, est
inclus dans le dossier que nous vous avons remis
à l’inscription.
Afin de lancer notre réflexion et nos
échanges, permettez-moi de vous présenter
en bref un portrait de la situation de l’adaptation
scolaire au Québec.
Ici, il est peut être important de se rappeler
les éléments qui constituent les
principaux référentiels en matière
d’adaptation scolaire.
Je fais référence a :
- la Loi sur l’instruction publique,
- la politique de l’adaptation scolaire,
- la nouvelle convention collective des enseignantes
et des enseignants
- et finalement le financement des commissions
scolaires
C’est dans ce contexte que les commissions scolaires
assurent l’organisation de services éducatifs
de qualité.
En 2005-2006, près de 958 000 élèves
fréquentaient l’école publique,
dont 152 933 élèves étaient
handicapés ou en difficulté d’adaptation
ou d’apprentissage.
Au sujet des grands encadrements que
je viens de vous énumérer :
La Loi sur l’instruction publique confère
à la commission scolaire l’obligation de
s’assurer que les élèves relevant
de sa compétence reçoivent les services
éducatifs auxquels ils ont droit. Les commissions
scolaires sont d’ailleurs les seuls organismes
publics où il y a obligation de services.
Si une commission scolaire ne peut offrir certains
services, elle doit obligatoirement conclure une
entente avec une autre commission scolaire ou
un établissement privé spécialisé.
Quant à la politique de l’adaptation scolaire,
elle vise à aider l’élève
handicapé ou en difficulté d’adaptation
ou d’apprentissage à réussir sur
les plans de l’instruction, de la socialisation
et de la qualification.
À cette fin, il faut accepter que cette
réussite éducative puisse se traduire
différemment selon les capacités
et besoins des élèves et se donner
les moyens qui favorisent cette réussite
et en assurer la reconnaissance.
Par ailleurs, la nouvelle convention collective
des enseignantes et les enseignants va permettre
au réseau scolaire d’améliorer les
services aux élèves handicapés
ou en difficulté d’adaptation ou d’apprentissage.
Je pense particulièrement à :
- Des ressources additionnelles de l’ordre
de 100 M$ sur trois ans, afin d’assurer, entre
autres :
- l’ajout de 600 postes d’enseignants orthopédagogues
au primaire;
- et de 600 postes d’enseignants-ressources
au secondaire;
- de même que l’embauche d’effectifs
additionnels (30 M$) en soutien aux élèves
en difficulté.
Je pense à :
- Une nouvelle approche davantage axée
sur la prévention des difficultés
vécues par des élèves ayant
des besoins particuliers.
- Aussi à la mise en place d’un nouveau
modèle d’organisation de services a
priori afin de favoriser un accès
plus rapide aux services.
Nous avons maintenant une convention où
l’on retrouve une :
- Implication plus importante des enseignantes
et des enseignants dans le processus entourant
l’organisation des services, par la mise en
place de comités participatifs, tant
au niveau de l’école qu’au niveau de
la commission scolaire.
- Et enfin, la déjudiciarisation du
processus actuel afin d’éliminer les
délais entravant l’accessibilité
aux services.
Au chapitre du financement maintenant, comme
les besoins des élèves peuvent être
illimités, les commissions scolaires doivent
trouver un juste équilibre entre ce qui
est souhaitable et ce qui est réaliste
compte tenu des ressources disponibles. Malgré
ces contraintes et tous ces encadrements, les
commissions scolaires investissent beaucoup pour
l’organisation des services.
En effet, dans le cadre des travaux réalisés
conjointement par le ministère et les commissions
scolaires, travaux portant sur l’appariement des
revenus et des dépenses, les résultats
de l’analyse démontrent que nous dépensons
120 M$ de plus que nous recevons pour l’organisation
des services aux élèves handicapés
ou en difficulté d’adaptation ou d’apprentissage.
Abordons maintenant les effectifs scolaires
Pour bien situer l’ampleur du défi que
nous relevons et l’importance que les commissions
scolaires accordent aux services aux élèves
handicapés ou en difficulté d’adaptation
ou d’apprentissage, je vous présente quelques
données intéressantes, qui apparaissent
dans le document « L’adaptation scolaire
– Portrait de la situation » données
qui reposent sur des statistiques du MELS et que
vous avez dans votre pochette.
Si nous parlions du nombre d’EHDAA
Rappelez-vous les chiffres que j’ai mentionnés
il y a quelques minutes, soit quelque 153 000
élèves sur un grand total de 957
882 élèves. Ce qui veut dire qu’en
2005-2006, environ 16 % des élèves
qui fréquentaient les écoles primaires
et secondaires du Québec étaient
handicapés ou en difficulté d’adaptation
ou d’apprentissage.
Sous l’angle de la répartition
des EHDAA maintenant
Toujours en 2005-2006, parmi les 16 % d’élèves
handicapés ou en difficulté d’adaptation
ou d’apprentissage déclarés par
les commissions scolaires, mentionnons qu’environ
13 % étaient identifiés comme étant
des élèves en difficulté
d’adaptation ou d’apprentissage, tandis qu’un
peu moins de 3 % étaient reconnus dans
l’une ou l’autre des catégories d’élèves
handicapés.
Si on aborde le taux d’intégration
dans une classe régulière
Les statistiques démontrent pour l’année
2005-2006 toujours, que 69 % des élèves
en difficulté d’adaptation ou d’apprentissage
étaient intégrés en classe
régulière, dont :
- 96 % au préscolaire,
- 87 % au primaire
- et 49 % au secondaire.
En ce qui concerne les élèves handicapés,
39 % d’entre eux étaient intégrés
en classe régulière, dont :
- 53 % au préscolaire (alors que la
cible du MELS d’ici 2010 est de 67 %),
- 44 % au primaire (cible 49 %)
- et au secondaire la cible est déjà
atteinte, soit 28 %.
Au regard de l’évolution du nombre
d’EHDAA au cours des trois dernières années
Nous assistons à une augmentation significative
du nombre d’élèves identifiés
comme étant handicapés ou en difficulté
d’adaptation ou d’apprentissage. En effet ce nombre
est passé de 145 000 en 2003-2004 à
153 000 en 2005-2006, ce qui représente
une augmentation de quelque 8 000 élèves.
Quant au personnel en soutien aux élèves
et aux enseignants, soulignons qu’à partir
des données 2004-2005, 4 140 professionnels
et 13 117 personnels de soutien œuvraient auprès
des élèves et des enseignants.
En conclusion, le dossier de l’adaptation scolaire
va continuer d’être une préoccupation
importante pour les commissions scolaires au cours
des prochaines années comme nous seront
en mesure de le constater tout au long de ce colloque.
Soyez assuré que la Fédération
va déployer tous les efforts pour soutenir
les commissions scolaires et leurs établissements
dans la mise en place de mesures visant l’amélioration
des services éducatifs aux élèves
handicapés ou en difficulté d’adaptation
ou d’apprentissage.
Je souhaite à toutes et à tous
un colloque enrichissant, à la hauteur
de vos attentes.
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