Communiqués - FCSQ

 

Lettre d'opinion de la présidente de la FCSQ

Élections scolaires-municipales simultanées : pour le bien de la démocratie  

Québec, le 22 octobre 2009 -  À la veille d’une élection municipale pour laquelle plusieurs craignent un taux de participation des plus bas, notamment dans des villes importantes comme Québec et Montréal, une réflexion sur le processus démocratique nous semble pertinente. Les raisons qui motivent le cynisme de la population envers les élus en général sont multiples et complexes et je laisserai le soin aux spécialistes de les analyser en profondeur. Mais un constat demeure, les citoyens vont de moins en moins voter et il n’y a pas suffisamment d’intérêt de la population pour les postes électifs. Lors des élections municipales de 2005 par exemple, 55 % des maires et 61 % des conseillers ont été déclarés élus sans opposition (1). Certains profitent de cette occasion pour remettre en cause la légitimité des personnes en place, mais nous nous inscrivons en faux contre cette attitude qui équivaut à nier les principes fondamentaux de la démocratie. La Fédération des commissions scolaires du Québec (FCSQ) souhaite plutôt proposer une solution qui s’inscrit dans une démarche de valorisation du rôle d’élu, soit la tenue d’élections scolaires-municipales simultanées.

En effet, la tenue d’élections scolaires-municipales simultanées réglerait l’un des irritants majeurs pour le citoyen, soit le nombre de rendez-vous électoraux. Bien que plusieurs arguent que l’effort demandé est minime par rapport aux avantages qui découlent du fait de vivre en démocratie, il n’en reste pas moins que la plupart d’entre nous avons l’impression de vivre une constante course contre la montre. La tenue d’élections scolaires-municipales simultanées aurait donc comme effet de « rentabiliser » le déplacement de l’électeur.

Et justement, l’argument économique n’est pas à négliger non plus. La tenue d’élections engage des sommes considérables, et les électeurs, qui sont aussi des contribuables, sont sensibles à cette question. Les économies que représenterait la tenue d’élections scolaires-municipales simultanées pourraient certainement convaincre les électeurs que le déplacement en vaut la peine.

Enfin, le dernier aspect de la question et non le moindre est l’impact que la tenue d’élections scolaires-municipales simultanées aurait sur la vitalité de la démocratie en général. Car, c’est là le motif fondamental de notre démarche : une hausse du taux de participation aux élections dans un contexte de valorisation de la fonction d’élu. Une situation dont tout le monde bénéficierait, tant les citoyens, les élus, que la santé de notre démocratie.

Nous pensons donc qu’il est primordial que le gouvernement, le Directeur général des élections, les municipalités et les commissions scolaires commencent à travailler dès maintenant pour que la tenue d’élections scolaires-municipales simultanées soit une réalité en 2013, date prévue des prochaines élections municipales.

D’ici là, nous croyons que l’intérêt soutenu des médias sur le sujet sera un autre facteur qui augmentera l’intérêt de la population pour la question. Nous croyons qu’il est temps que le Québec s’ajuste à ce qui se fait ailleurs au Canada et aux États-Unis et que se tiennent des élections scolaires- municipales en 2013.

Et si l’enjeu réel était tout simplement la réhabilitation de la démocratie au sens noble du terme…

Josée Bouchard
Présidente
Fédération des commissions scolaires du Québec

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Source : 
Caroline Lemieux
Attachée de presse
La Fédération des commissions scolaires du Québec
Tél. : 418 651-3220

1. Patrick Champagne, « Élections municipales 2005. Portrait de l’élection sans opposition », Muni- Stat, Bulletin statistique du MAMROT, Volume 2, Numéro 1, mai 2007, p. 2.

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