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Intervention de Mme Micheline Patenaude-Fortin, présidente du 41e
Congrès de la FCSQ et de M. André Caron, président de la FCSQ, lors
d'une conférence de presse tenue le 31 mai 2001 à Montréal dans le
cadre du 41e Congrès de la FCSQ sous le thème La force de nos
voix!
La démocratie scolaire
Mesdames,
Messieurs,
J’ai l’honneur de présider le 41e
Congrès de la Fédération des commissions scolaires du Québec qui se
tiendra vendredi, samedi et dimanche sur le thème de la démocratie
scolaire. Plus de 500 élus scolaires et gestionnaires participeront à ce
congrès biennal.
Il nous est apparu important, à un an des prochaines
élections scolaires prévues en novembre 2002, de réfléchir sur notre
rôle d’élu(e)s scolaires face aux attentes de la population.
Nous poursuivons également l’objectif de rendre la
démocratie scolaire encore plus dynamique.
Une démocratie qui n’a rien à envier aux autres
Notre réseau scolaire est le reflet d’une combinaison des
deux formes les plus " vivantes " et les plus
socialement acceptées de démocratie, c’est-à-dire la démocratie
représentative et la démocratie participative. Il n’y a, au Québec,
aucun autre niveau de gouvernement où la forme de la démocratie
participative n’est aussi présente.
Au plan de la démocratie représentative, le taux moyen de
participation des électeurs et des électrices aux élections scolaires,
depuis 1987, a été de l’ordre de 18 %. En outre, pour la moitié
des commissions scolaires, le taux a été supérieur à 20 % et, pour
le quart d’entre elles, le taux a même dépassé les 30 %. À titre
d’exemples, en 1998, quatre commissions scolaires francophones ont eu un
taux se situant entre 36 % et 41 % alors que pour toutes les
commissions scolaires anglophones, le taux a varié entre 41 % et
65 %.
Doit-on en déduire que la démocratie scolaire se porte mal
et que la représentativité des commissaires est mise en doute? Qu’en
est-il alors de la représentativité des députés du Québec et du Canada
élus, lors d’élections partielles, avec des taux de participation
inférieurs à 40 % et même à 30 %?
Que penser des élections québécoises dans Mercier en
avril dernier avec 41 % de participation et ce, malgré sa très grande
médiatisation? Et de celles dans Outremont, en 1996, avec 34 % de
participation.
Que dire également des dernières élections fédérales
partielles, tenues sur le territoire du Québec, dans Hull-Aylmer et
Mont-Royal avec respectivement 26 % et 28 % de participation?
Pouvons-nous en conclure que ces députés représentent moins leurs
électeurs et leurs électrices que les autres députés?
On a malheureusement tendance à mesurer rapidement la
démocratie à partir d’un seul constat, soit le taux de participation aux
élections. Mais la démocratie scolaire, c’est beaucoup plus que cela. La
démocratie scolaire se démarque, par rapport aux autres paliers de
gouvernement, par une application beaucoup plus large des concepts de la
démocratie représentative et de la démocratie participative.
Là où la démocratie scolaire prend un sens qui n’a pas
de pareil ailleurs c’est au plan de la démocratie participative. Dans l’ensemble
du réseau scolaire, il y a 1 305 commissaires qui sont garants de la
démocratie. Il faut aussi compter plusieurs milliers de personnes (plus de
20 000) élues par leurs pairs et qui siègent à l’un ou l’autre
des 2 920 conseils d’établissement. À ces nombres, il faut ajouter
également les milliers de parents qui oeuvrent au sein des nombreux
comités (de parents, d’élèves en difficulté, de transport, etc.) et
des organismes de participation des parents.
Ceci dit, nous souhaitons que la population s’intéresse
davantage aux élections scolaires. C’est pourquoi le 41e
Congrès de la Fédération des commissions scolaires du Québec a pour
objectif principal d’améliorer la démocratie scolaire sur tous ses
aspects, dans le meilleur intérêt des citoyens et des citoyennes du
Québec et de notre système public d’éducation.
Profil des commissaires d’écoles
Maintenant, voyons le portrait qui se dégage des
commissaires d’écoles du Québec, à la suite d’un sondage effectué
récemment par la Fédération auprès de plus de 1 000 commissaires.
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Pour l’ensemble des commissaires, la répartition est
de 52 % de femmes et de 48 % d’hommes. À la présidence de
la commission scolaire, la proportion est de 45 % de femmes et de
55 % d’hommes. Dans le monde municipal, le nombre de femmes
conseillères est d’environ 23 % alors qu’il est seulement de
10 % à la mairie.
Sondage sur l’efficacité des commissions scolaires et le
processus électoral scolaire
Enfin, nous avons voulu savoir ce que la population pensait
des commissions scolaires et des autres paliers de gouvernement, ainsi que
du processus électoral scolaire.
Comme vous le verrez, le sondage Léger Marketing réalisé
en avril auprès de 1 000 personnes confirme l’intérêt de la
population pour la démocratie scolaire.
À noter que 67 % des personnes interrogées ont
répondu ne pas avoir d’enfant.
Résultats du sondage
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La Fédération a voulu vérifier quelle perception la
population avait de l’efficacité et de la qualité de la gestion des
administrations publiques au Québec (gouvernement fédéral, gouvernement
du Québec, municipalité et commission scolaire)?
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Pour vérifier le niveau de confiance de la population à
l’égard des gouvernants locaux scolaires, nous avons demandé s’il
fallait donner plus d’autonomie au réseau de l’éducation au Québec?
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Quant au degré de satisfaction à l’égard du principe
d’élections des commissaires d’écoles au suffrage universel par l’ensemble
des citoyens et des citoyennes à tous les quatre ans?
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Dans le contexte de l’évolution technologique, nous
avons voulu vérifier de quelle façon la population souhaite exercer son
droit de vote lors des élections scolaires?
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Se déplacer pour aller voter dans un bureau de scrutin
demeure toujours le choix privilégié de la population (39 %) et
ce, même si des façons plus facilitantes leur étaient proposées.
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Par contre, il se dégage une certaine ouverture à
vouloir exercer le droit de vote par de nouveaux moyens tels que le vote
par Internet (21 %) et le vote par la poste (18 %), solutions
qui pourraient aider à améliorer sensiblement la participation aux
élections.
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Enfin, la Fédération a voulu connaître quels sont les
facteurs qui influencent le plus les citoyens et les citoyennes dans la
décision d’aller voter lors des élections scolaires? Les répondants
et les répondantes avaient à indiquer deux choix par ordre de
préférence.
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Le premier facteur qui ressort de façon majoritaire, c’est
" l’existence d’un enjeu électoral " qui peut
avoir un impact sur le milieu (31 %), alors que 18 % des
personnes ont mentionné ce facteur au deuxième rang.
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Le deuxième facteur le plus mentionné est
" la connaissance que la population a des services offerts par
la commission scolaire " (27 %), alors que 28 % des
personnes l’ont identifié en deuxième rang.
Constats
Le sondage confirme que la population apprécie les services
donnés par les commissions scolaires et qu’elle est même prête à leur
confier davantage de responsabilités.
Le sondage confirme également que la population ne remet
pas en cause l’élection au suffrage universel et qu’il serait possible
d’améliorer la participation des citoyens et des citoyennes aux
élections scolaires en jumelant la méthode traditionnelle d’aller voter
à des moyens nouveaux tels : Internet, la poste et même le
téléphone.
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